mercredi 5 décembre 2007

Droit de Réponse à "L'Union"

    Droit de réponse à l'article paru dans L'Union de Monsieur Gille Grandpierre du mercredi 5 décembre 2007 intitulé Universités : léger sursaut du mouvement de contestation et sous-titré : Fac de Reims, bras de fer et confusion.

    Sans contester point par point certains passages que nous jugeons peu objectifs, nous tenons à rectifier les quelques inexactitudes flagrantes.
    Tout d'abord, il est faux d'écrire que le SNEsup a fait pression sur M. Vistelle pour annuler son vote prévu le mardi 4 décembre visant à consulter l'ensemble des personnels et étudiants du campus Croix-Rouge. Selon nous, le choix de M. Vistelle a été influencé par 1- l'AG des personnels (effectivement convoquée par le SNEsup) qui a condamné cette négation de la légitimité de l'AG des étudiants, 2- La condamnation de ce vote par l'AG des étudiants elle-même. Ces deux assemblées n'ont fait que condamner cette démarche, l'interprétant comme l'expression claire de son mépris pour les assemblées générales (ou pour les étudiants ?).
    D'autre part, concernant les cours qui ont effectivement eu lieu hors du campus Croix-Rouge, ils sont le fait de certains étudiants et enseignants ne reconnaissant pas les décisions collectives et s'organisant avec la complicité d'une administration X ou Y pour obtenir des locaux. Face à tant de ruses et de moyens pour contourner les décisions, nous ne pouvons que déplorer l'alliance des campus contre l'AG étudiante. Par ailleurs, concernant les irruptions de bloqueurs dans les cours sauvages, nous nous excusons auprès de monsieur Grandpierre de faire cesser des cours qui n'auraient même pas dû commencer. Là encore, le journaliste de L'Union, par ses tournures de phrase, nous semble prendre parti contre les étudiants mobilisés et il nous semble bon de lui rappeler qu'un étudiant respectant la décision de l'AG est dans ces cas-là pénalisé de fait face à ses camarades présents.
    De plus, l'expression "Dans un capharnaüm qui tient davantage du camping que du campus", malgré l'effort littéraire considérable, nous semble peu pertinente dans ce contexte. En effet, les dégradations majeures du campus nous semblent davantage liées au manque de moyens qu'au blocage. L'absence de violences physiques montre d'ailleurs une bonne gestion de ce blocage, y-compris de la prt des étudiants qui sont majeurs et responsables.
    Dernier point à préciser : le comité des étudiants mobilisés ne s'est pas installé dans un amphi (le numéro 2) du campus Croix-Rouge dans l'attente du conseil d'administration d'aujourd'hui (jeudi 6 décembre 2007), mais tant que ce mouvement continuera, jusqu'à l'abrogation totale de la loi dite "LRU", comme nous le réclamons.

    A tous ceux qui pensent que le mouvement étudiant s'essouffle, je ne dirai qu'une chose : ne confondez pas essoufflement et étouffement. Si nous manquons d'air, c'est parce que les médias tentent de taire notre contestation. Nous n'avons aucune faveur de ces derniers ou si objective que nous passons pour des fumistes, des extrêmistes et des immodérés. Nous dénonçons l'absence  d'un débat sur la répression policière que subissent les étudiants mobilisés partout en France. Est-ce normal que la violence réduise au silence l'opposition démocratique ? Est-ce normal de n'offrir la tribune médiatique qu'aux décisionnaires autoritaires ? Lorsque plusieurs milliers d'étudiants s'expriment, pourquoi taire leurs revendications ? Faut-il croire que l'information est désormais un monopôle du pouvoir ?
    A lille, lors d'une coordination nationale, nous avons appris qu'un collectif d'étudiants et d'enseignants en journalisme avaient lancé un appel national pour que - symboliquement - le 30 novembre dernier, notre cher président disparaisse des écrans et des journaux. Aucun grand média d'information locale, régionale ou nationale n'a souscrit à cette requête. Pourquoi ? Libre à vous de juger de la liberté d'expression en France à l'heure actuelle...

Fait à Reims, le mercredi 5 décembre 2006 par le comité des étudiants mobilisés contre la loi LRU du campus Croix-Rouge.

Posté par les_mobilises à 22:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Droit de Réponse à "L'Union"

    Message des étudiants mobilisés

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    Posté par Le comité, mercredi 5 décembre 2007 à 22:32 | | Répondre
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